Pas facile de croître au Québec

 

Malgré l’excellente croissance économique vécue au cours des dernières années au Québec, les entrepreneurs peinent à développer leur entreprise.

La main-d’œuvre

Il y a une réelle pénurie de main-d’œuvre au Québec et plus particulièrement en région. On doit souvent engager les moins pires employés au lieu des meilleurs. Ce qui peut facilement entraîner un déclin de la qualité des produits et services offerts.

Dans le domaine des technologies et plus particulièrement dans celui des jeux électroniques, on va même jusqu’à offrir le repas du midi gratuitement aux employés en retenant quotidiennement les services d’un traiteur, construire un gym… Le tout pour attirer et fidéliser la main-d’œuvre.

Malgré tous les efforts déployés par les employeurs pour améliorer les conditions physiques de travail, Gallup révélait récemment qu’au Canada seulement 16% des employés se considéraient engagés vis-à-vis leur entreprise, 70% non-engagés et 14% activement non-engagés.

Il y a donc, selon Gallup, 84% des employés qui pourraient changer d’emploi demain matin.

Les nouvelles valeurs

On pensait qu’il suffisait de faire des choses pour rendre les employés heureux alors que les résultats nous font constater qu’on doit transformer la façon d’être.

Pour organiser une nouvelle réalité, on doit créer un nouveau paradigme. Notre façon de voir le monde, issue d’une civilisation judéo-chrétienne s’est, à toute fin utile, effondrée.

En termes de la pyramide de Maslow, les baby-boomers se sont cantonnés à l’étape deux (le besoin de sécurité) en se déclarant heureux de leur sécurité d’emploi, augmentations de salaire régulières et promotions programmées. Le sentiment d’appartenance, le besoin d’estime, le besoin de s’accomplir étaient des « nice to have », jamais des « musts » dans leur travail.

 

Il n’en va pas ainsi de la présente génération de jeunes travailleurs.

L’embauche d’un Chief Happiness Officer n’a donné que des résultats mitigés. On voulait ainsi installer les employés dans l’étape 3 de la pyramide : le sentiment d’appartenance. Comme le démontre l’enquête de Gallup, on a fait fausse route.

Le défi et l’autonomie semblent mieux motiver les milléniaux.

Le développement des entreprises devra se structurer autour de ce nouveau paradigme qui gravite autour de l’intelligence collective.

 

À suivre….

 

Martin Luc Derome